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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:21
J'avais un résumé d'un livre d'Isabelle Robinet sur le taoisme. la version sur laquelle je m'étais appuyé n'est plus sur le net. Mais il est visiblement sur une autre adresse : histoire du taoisme des origines au XIV siècle



1 Introduction


N'ayant aucun fondateur ni prophète, le taoïsme, dont la naissance se situe au IVème siècle av J.C., évolue par boucles récursives c'est-à-dire en reprenant et en modififiant des éléments de son passé. Sont appararues ainsi les révélations qui correspondent à l'apparition de nouveaux textes sacrés intègrant progressivement différents courants comme le boudhisme. Le Shangqing et le Lingbao qui sont cités plus bas en font partie mais il existe bien d'autres courants qui ne sont pas abordés ici.

L'adepte du taoïsme conçoit l'univers, les "dix milles choses/êtres", comme le fruit de multiples scissions succéssives dont l'origine remonte au taiyi, l'Un suprême, le chaos primordial qui est antérieur au monde. Ce processus de la création du monde est perçu comme un "chemin", une "voie" qui est le sens premier du Tao. Dans cette conception l'univers n'est pas considéré comme l'oeuvre d'un créateur. "Il est un devenir spontané en perpétuel changement."

D'autre part, le tao "représente tout ce qui, dans l'univers, est correct, normal ou juste (ching ou twan); en fait, il ne dévie jamais de son cours. II inclut par conséquent tous les rapports corrects et vertueux entre les hommes et entre les esprits, qui seuls favorisent le bonheur universel et la vie."[De Groot -1892]. Le Tao représente le cours naturel des choses. Il est source de toute vie.

Le taoïste recherche à remonter cette voie et de la redescendre dans l'ordre naturel. Il s'intègre ainsi au cosmos. Cette visée correspond à une recherche de salut individuel par l'immortalité par des techniques en concordance avec les rythmes cosmiques et enseignées à des initiés uniquement. Ces pratiques sont un des traits du taoïsme.

2 Principes fondamentaux

Les principes de l'École du Yin/Yang et des Cinq Agents/éléments (wuxing) forment la base théorique du taoïsme.

L'univers évolue sans cesse à partir d'un matériau unique, le Souffle primordial (Yuanqi) qui est à l'origine du monde et qui siège dans le Tao. Toute chose n'en est qu'une résultante en plus ou moins grande condensation. Condensé, il est vie; dilué, il est potentiel indéfini.

Les principes complémentaire et antagonistes, yin et yang, parcourent en alternance les cinq éléments (eau, feu, bois, métal, terre). Grâce aux interactions entre agents l'univers est en équilibre stable et un système autocorrecteur. Cet équilibre évolue par cycle et perpétuellement sous la dynamique du yin et du yang. Cette dynamique entraine toute transformation changeant ainsi l'hégémonie des différents agents.

Le taoïste possède la foi en ce système stable entrainant ainsi une défiance envers l'intervention humaine qui ne peut être source que de perturbation, d'où le principe de la "non intervention" (wuwei).

Pour arriver aux "dix mille choses" à partir du Un le taoïsme utilise des nombres symboliques et non une progression géométrique (puissance de deux) comme dans le confucianisme :
- deux : yin/yang
- Trois sans lequel aucune vie sur terre existerait : trilogie Homme/Ciel/Terre
- Quatre : quatre points cardinaux, les quatre trigrammes ...
- Cinq : 5 éléments/agents
- Six : quatre points cardinaux, le haut et le bas
- Sept : sept étoiles de la Grande Ourse
- ...

L'Homme est considéré comme une instance cosmique et forme le troisième élément d'une trilogie complétée par le Ciel et la Terre. L'homme est mis en relation terme à terme avec le Ciel et la Terre : ses cinq "réceptacles" (foie, coeur, rate, poumons et reins), sont gouvernés par les Cinq éléments et sont la réplique des cinq planètes et des cinq pics sacrés, repères respectivement de la voute céleste et de la terre. Cette cosmologie a pénétré toute la pensée chinoise et a engendré l'acupuncture.

Le taoïsme donne un sens au cosmos et cherche à s'y intégrer. Travailler à son salut consiste à retourner au Tao, à l'origine de toute chose, pour reprendre le monde à neuf, au jour de sa genèse, et suivre son développement dans l'ordre naturel des choses.

Le retour au tao permet de se nourrir du souffle primordial et d'obtenir l'immortalité. Cette recherche d'immortalité s'effectue par diverses techniques comme : la diététique, la gymnastique, les pratiques sexuelles pour préserver et se nourrir du germe de vie contenu dans les organes sexuels, les techniques du souffle, l'alchimie.

Le taoïsme définit divers dieux issus du Tao sur lequel l'adepte à pouvoir ou devant lequel il s'incline. Trois dieux, les "trois Purs", ressortent : le Yuanshi tianzun (le "Vénérable céleste du Commencement originel "), le Dao jun (Seigneur Tao) et Lao jun (Seigneur Lao).

3 historique

Le développement du taoïsme peut se découper en quatre grandes phases :
- Les royaumes combattants et l'époque des Han : naissance et émergence du taoïsme
- An 215 ap. JC : reconnaissance d'une église taoïste, les maîtres célestes, par l'empereur Cao Cao et développements d'une alchimie.
- An 365 : travail de synthèse amorcé par la révélation de Shangqing
- Epoque des Tang (618-907): intégration plus accrue du bouddhisme

3.1 Les royaumes combattants (IVe-IIIe siècle) : naissance du taoisme

Le Daode jing, un court recueil de poème qui aurait été probablement écrit entre le 460 et 380 avant notre ère est traditionnellement attribué à Lao Zi.

Pour la première fois le Tao pris le sens de vérité ultime et source de toute vie. Son action est présentée comme spontané (ziran) sans intervention de la conscience humaine et il ne peut être défini. On ne peut le rejoindre qu'en le laissant opérer naturellement (Wuwei). A partir de là, le daode jing prône le vide et le renoncement. Il propose ainsi l'image d'un saint au mode de vie spontané (ziran) et priviligeant la "non-intervention" (wuwei). Cette image est une véritable anthropomorphe du Tao qui permet de mener le monde.

Le Daode jing, n'est pas en rupture avec les courants philosophiques qui lui sont contemporains : il reprit ainsi les principes des écoles Yin/yang et des 5 agents. Il marque cependant une différence avec le yiking qui considère que connaissant les interactions Yin/Yang l'homme peut connaître les événements à venir et les influencer.

Zhuang zi, qui a très probablement vécu au IVe siècle av. J.-C., repris les thèmes du Daode jing mais proposa une plus grande intériorisation dans le sens où le wuwei n'a plus de connotation social ou politique mais devient un état de conscience. Les propos de Zhuang Zi mettent en avant le mysticisme à travers l'image des saints qui sont des êtres humains immortels et pourvus de pouvoirs surnaturels. Le saint est la réponse théologique pour Zhuang Zi. Il a une totale liberté physique et mentale : il est hors du monde, va aux quatre coins du monde, a l'esprit libre et est en total harmonie avec lui même. Il acquiert une dimension cosmique en ne faisant qu'un avec le cosmos grâce à des exercices de méditation. Cet envol mystique, un emprunt aux Chuci une tradition chamaniste, deviendra un des traits du taoïsme.

Zhuang Zi exposa deux principes : le souffle (qi) et l'essence (jing). Pour la première fois la vie est un condensé de qi et une dispersion de ce souffle conduit à la mort. Les techniques de longévité seront axées sur ce qi. Le jing contient quand à lui l'origine du corps. Il faut le préserver et ne pas le disperser. Ces techniques sont issues des fangshi, les "hommes à technique" qui étudiaient diverses sciences telles que l'astrologie, la médécine, les techniques de longévité et dont le savoir se transmettait de maître à disciple. La cosmologie taoïsme est aussi un héritage des fangshi. Il faut noter que c'est à leur époque que s'est constituée la théorie de correspondance des 5 agents.

Le Guan zi, un ouvrage de la fin du IVe ou du début du IIIe siècle av. JC, pose les premiers axiomes pour atteindre l'état de sainteté (position du corps, sérénité du coeur, régulation du souffle). Cet état s'accompagne d'une transformation du corps : la vue et l'ouïe sont plus aigues, les neuf orifices prennent une dimension cosmique et les os et tendons sont renforcés

3.2 Émergences sous Han (IIe Siècle av. J.-C. - IIe Siècle apr. J.-C.)

La période des Han est une grande période d'exaltation de l'immortalité et de la quête de longévité,

La période des Han a connu divers courants :
- l'école Huang-Lao en référence à l'empereur Huang di (l'Empereur jaune) et de Lao zi prônait le renoncement aux richesses et les recettes de longévité, et mettait en pratique l'art du gouvernement par le non-agir
- Le Huainan Zi, véritable encyclopédie écrit par les intellectuels de l'époque et dirigé par le prince de Huainan, tente de concilier les idéaux taoïste et confucianistes (valeurs politiques) au travers du saint qui est à la fois l'incarnation du Tao et l'empereur. Le saint n'est pas condamné à être conseiller
- la recherche de l'immortalité qui prend le pas sur le principe de gouverne par le non agir.
- le culte populaire caractérisé par un dieu suprême et par la tenue des registres de vie et de mort où la durée de la vie dépend de la conduite morale.
- la divination de Lao Zi devenu un saint cosmique

3.3 Les maîtres célestes

La doctrine des "cinq boisseaux" est née suite à l'apparition de Lao Zi en 142 après JC à Zhang daoling un représentant des fangshi. Le mouvement fût tel qu'un véritable état indépendant financièrement et politiquement s'était instauré dans le Sichuan. Cependant en 215 Zhang Lu le chef de file de ce mouvement n'ayant aucune visée politique se rendit auprès de l'empereur Cao Cao pour reconnaître la légitimité de l'empereur vis-à-vis du dieu Lao Zi. En contrepartie, l'empereur reconnaîtra la première organisation taoïste de l'histoire : les maîtres célestes qui sont les descendant de Zhang Lu.

Un des objectifs des maîtres célestes étaient de lutter contre la religion populaire afin de régulariser les relations du peuple avec le sacré et avec le prêtre comme médiateur entre le peuple et le divin. Les Maîtres Célestes établirent une liturgie très règlementée et développa l'exorcisme afin de chasser les dieux populaires taxés de démons responsables de tous les malheurs.

Le principe des registres de vie et de mort est repris. La durée de la vie dépend de la conduite de l'adepte. Les vertus confucéennes sont intégrées dans les codes de conduite.

Les maîtres célestes s'appuyent sur le Taiping Jing, un texte sacré. L'idéal de cet ouvrage est un état utopique et communautaire où règne une harmonie parfaite : la sagesse populaire est remonté au souverain. Les vertus confucéennes sont prisées, et la piété filiale consiste avant tout à rechercher des méthodes de Longue Vie pour ses parents. Des exercices de méditation sont aussi décrits.

L'échec du gouvernement des Maîtres Célestes dans le Sichuan a conduit ces derniers a évolué vers une plus grande intériorisation délaissant leur rôle de conseillers du souverain.

3.4 Ge Hong et sa tradition

Ge hong (280-340) est un alchimiste issu des fangshi qui recherche avant tout l'immortalité. Cette tradition de chercheurs d'immortalité a subsisté parallèlement aux Maîtres Célestes. Pour la première fois quelqu'un propose toute une méthodologie issue d'ouvrages servant de référence. Aucune méthodologie n'est présente chez Lao Zi et Zhuang Zi. Les maîtres célestes quand à eux ne s'appuient sur aucun écrit pour justifier l'apparition de Lao Zi.

Cette méthodologie correspond à nue série de pratiques qui permettent de combattre toutes les causes (maladie, vieillissement?) qui conduisent à la mort. Elle se retrouve dans divers domaines comme l'alimentation, la pratique, les drogues, les charmes? Il s'agit pour le taoïste de "nourrir le principe vital" (yangsheng) qui consiste en un mode sans excès en préservant les forces vitales que forment le souffle (qi) et l'essence (jing).

Il y a cependant plusieurs préalables pour que la pratique soit efficace comme croire à l'immortalité, demander l'aide des dieux, suivre un maître, refuser les affaires politiques qui sont source d'anxiété et qui entravent la quiétude nécessaire pour rester sur la voie. L'ordonnancement naturel de toute chose ne nécessite aucun rites ou de règles que préconisent les maîtres célestes.

L'immortalité obtenue grâce aux drogues et aux talismens correspond à une métamorphose du corps qui conduise à la sainteté. La "délivrance du cadavre" est une de ces transmutations : l'adepte se délivre de son corps et lui donne l'apparance d'une paire de sandales, d'une épée ou d'un bâton, emblêmes du taoïsme. L'adapte devenu immortel vit alors avec les esprits. Le corps continue à se purifier et subit une seconde transformation : les sandales deviennent des oiseaux, le baton et l'épée un dragon. Il y existe une autre transmutation qui se fait "en plein jour". Celle-ci s'effectue par le feu, soit le feu de l'alchimie soir celui du souffle qui est de nature yang et qui permet la "fusion des âmes".

3.5 Le Shangqing et le Lingbao

A partir du IV siècle, le taoïsme a évolué à travers des révélations qui correspondent à l'apparition de nouveaux textes sacrés qui se présentent comme une vérité supérieure par rapport aux révélations antérieures, valides mais incomplètes.

La première révélation après l'apparition des maîtres célestes est celle du Shangqing qui correspond à un ensemble d'écrits dicté par des divinités et des esprits entre 340 et 370 à un certain Yang Xi. Cette révélation emprunte ainsi des éléments de la tradition à laquelle appartient Ge Hong ainsi que des éléments de l'église des maîtres célestes (registres). Elle intègre aussi très superficiellement quelques éléments du bouddhisme. Un plus haut ciel était promis aux adeptes reléguant ainsi les anciens immortels derrière ses propres divinités.

La pratique est plus axée sur un travail personnel intérieur comme la méditation en reléguant au second rang à la fois l'alchimie listée par Ge Hong ainsi qu'une partie de l'aspect administratif des maîtres célestes. Le retrait du monde n'est plus préconisé.

Le salut n'est plus individuel mais est lié à celui des ancêtres jusqu'à sept ou neuf générations. On voit là l'influence du culte des ancêtres. L'adepte a pour objectif de fusionner avec le cosmos en tant qu'homme cosmique. La révélation de Shangqing propose donc un travail de visualisation et de randonnée extatiques tant dans le cosmos qu'à l'intérieur de son corps pour être accepté dans les paradis, se purifier par le feu et se réincarner comme immortel. Il est à noter que cette réincarnation diffère de celle du bouddhisme.

La révélation suivante est celle du Lingbao, basée sur des écrits censés provenir du grand oncle de Ge Hong mais fabriqués par Ge Chao Fu entre 397 et 402. Ces écrits intègrent des éléments du bouddhisme(notion de salut) et du confucianisme. L'objectif est toujours de "monter au ciel en plein jour" mais s'ajoute la notion de salut universel. En effet le salut individuel passe par le salut universel, principe qui est contraire à un vieux principe chinois où il faut d'abord se régler soi même avant de régler le monde. Le salut universel comprend celui des morts donc des ancêtres. L'image du saint est moins présente.

Le Lingbao reprend du bouddhisme le principe l'existence d'un cycle de renaissance sur terre de l'âme et du corps après la mort. Il rajoute une purification progressive en neuf temps. Une fois le Tao atteint, l'adepte fusionne avec lui et devient immortel.

Les pratiques de santé et de longévité listées par Ge Hong restent en retrait. L'aspect liturgique des maîtres célestes, la récitation des textes priment ; l'adepte en méditation, seul dans sa chambre, disparaît presque totalement. Cette liturgie forme la base de celle d'aujourd'hui. Le maître reprend de l'importance

3.6 Epoque des tang (618-907)

Sous la dynastie des Tang, période de puissance et de prospérité culturelle sans précédent dans l'histoire de la civilisation chinoise, le taoïsme vit une grande période d'épanouissement. Le taoïsme a été promulgué religion officielle. Cette période est aussi propice au rapprochement des "trois enseignements" que sont le taoïsme, le bouddhisme et confucianisme.

C'est réellement à cette période que le taoïsme intègre les données du bouddhisme. Il a ainsi repris toute la dialectique de l'existence et de la non existence, de l'illusion de la réalité. Cette dialectique tout nouvelle permit la justification des théories.

Une partie de la cosmologie bouddhique a aussi été reprise. Et le concept de vide s'enrichit de connotation bouddhique : le vide est l'indétermination du chaos primordial. Et le "fruit du Tao" qui est joie, pureté, permanence peut être rapprocher de la conception du Nirvana.

L'époque des Tang est une période du retour de courants plus mystiques comme celui basé sur le Neiguan jing, un court traité. Celui-ci fait la part belle à la méditation intérieure où il s'agit de faire le vide de l'esprit et s'unir au Tao. L'aspect contemplatif des randonnées extatiques et d'envol dans les cieux n'est plus souligné. L'homme naît pur mais les émotions sont la source des six formes de conscience, responsables de vues erronés et partielles. A la différence du bouddhisme dont les méthodes recherche la destruction de cette conscience et cette notion du moi, le Neiguan jing propose une recherche du "vide de l'esprit".

4 Taoïsme et arts martiaux

Du fait que le taoïsme a intégré toutes les principales composantes qui forment la culture chinoise comme le culte des ancêtres, le confucianisme, le bouddhisme, les écoles du yin/yang et des 5 agents il est logique que des écoles d'arts martiaux traditionnels aient repris des éléments du taoïsme comme les principes Yin/yang et des 5 agents.

Un des principaux apports du taoïsme dans les arts martiaux est le travail dit "interne" comme le qigong (travail sur le souffle), la méditation... Les arts martiaux reprennent l'idée taoïste où des techniques peuvent transformer le corps et lui donnent des facultés surnaturelles. Cet aspect contribue à donner une connotation mystique aux arts martiaux, la même que véhicule le taoïsme.

Les maîtres taoïstes ont joué un rôle certain dans le développement de certains styles. Les pagodes taoïstes pouvaient aussi servir de lieux de pratique. Le mont Wudang situé dans la province du Hubeï est un haut lieu du taoïsme mais aussi des arts martiaux, à tel point qu'est apparu une dénomination "boxes de Wudang" regroupant des styles dits "internes" en opposition avec les styles dits "externes" provenant de Shaolin

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Published by haze - dans culture
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