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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 22:09

Voici la seconde partie de l'article sur les styles internes

3. Similitudes et différences entre les styles internes sur le combat
 

Bien que le Taiji, le Bagua, le Xingyi utilisent leurs propres techniques de combat, tous suivent tous les concepts de base du Neijia Quan, tels que l'emploi du calme pour contrôler le mouvement, l'utilisation du souple pour contrôler le dur, l'utilisation d’une plus petite force pour se défendre contre une plus grande force; partir plus tard mais toucher en premier; s'abstenir du substantiel et attaquer l’insubstantiel, et le Yin et le Yang qui se soutiennent mutuellement et qui se transforment en l'autre. Toutes ces idées peuvent être trouvées dans la philosophie taoïste.

L'idée principale du Neijia est, essentiellement, de rechercher l'efficacité maximale. Par conséquent, on cherche à éviter de s'opposer directement à une force. On essaie plutôt de trouver le bon moment, la bonne position et la bonne direction pour exploiter la faiblesse de l'adversaire. Pour ce faire, il faut développer une très grande sensibilité pour ressentir l'intention de l'adversaire, sa structure, son timing et ses mouvements, ainsi qu’une adaptabilité d'un corps souple et relâché afin de prendre l’avantage quand l'occasion se présente. Plutôt que de lancer simplement une combinaison d’attaque ou de défense, on tente d'abord de contrôler l'adversaire. Par cette approche, on regarde l'efficacité pour être au dessus de l’effet. Le processus est plus important que le résultat.

L'intention d’une technique de haut niveau dans chacun de ces trois styles est similaire, même si chaque art utilise des chemins différents. Hua Tuo (pas de techniques pour vaincre des techniques) est le résultat d'une pratique de haut niveau dans les trois styles. Les techniques très avancées de ces trois styles nécessitent une grande sensibilité. on appelle cela "se connaitre et connaitre son adversaire» et «la capacité mystérieuse de changer en fonction des changements de l'adversaire."

Bien que les concepts de base soient similaires, chaque art utilise différentes méthodes d’entrainement. Leurs techniques de combat ont des caractéristiques différentes . C’est parce qu'elles ont été développées de manière différente que les trois styles internes ont, pour les techniques de combat très avancées, leurs propres objectifs . Traditionnellement, l'objectif du Taijiquan est appelé "le mouvement vide; celui du Baguazhang " le mouvement en mutation" (note : je pense qu’il faut comprendre par là le déplacement circulaire), celui du Xingyiquan " le mouvement linéaire."

En Taijiquan, l’objectif de haut niveau en combat est le Kong Dong (mouvement vide) ou le Kong Jin (la force vide, mais à ne pas confondre avec le Lin Jin Kong, l'idée est de déplacer l’adversaire sans le toucher), qui est la caractéristique la plus typique des techniques de combat du Taiji. Cela veut dire laisser l'adversaire sentir quelque chose, il croit qu'il peut le prendre, mais il ne le peut pas vraiment parce que c’est vide. Cela doit conduire l'adversaire à un sentiment de surprise et de peur, comme lorsqu'on marche au sommet d'un grand immeuble et que tout à coup il y a le vide sous ses pieds. Habituellement, la technique est décrite comme «appâter et remplir de vide." Ici "appâter" est un concept clé, ce n'est pas "en force" Le sentiment est comme apparaître et / ou de disparaître soudainement. On laisse l'adversaire sentir quelque chose, mais il n’a rien. Toutes les techniques du Taiji doivent répondre à cet objectif. Cela doit suivre le principe de base Taiji comme le Yin et le Yang qui se complètent et s'échangent. La base technique de Kong Jin est Zhan (adhérer à), Nian (coller à), Lian (lier), et Sui (suivre). Si l'on ne présente pas ces caractéristiques, on ne pratique pas correctement le taiji. Dans les applications, les changements du Yin-Yang se produisent au point de contact entre votre adversaire et vous-même, mais votre corps physique peut ne montrer que des mouvements vraiment petits, voire invisible.

En Baguazhang, l’objectif de haut niveau en combat est le Bian Dong (mouvement en mutation) ou le Bian Jin (la force en mutation), qui est la caractéristique la plus typique des techniques de combat du Bagua. Cela signifie que le changement doit se produire à tout moment, n'importe où et sans que l’adversaire le sente. Constamment,  quand on est en contact avec l'adversaire, le changement doit se faire continuellement jusqu'à ce que vous gagnez.

Le changement ne doit pas être senti par l'adversaire avant qu'il n’arrive réellement. On doit provoquer chez l'adversaire un sentiment de doute. La description de Bian Jin est "bouger puis changer, changer puis évoluer (transformer en), d'évolution en évolution, ne jamais s'arrêter." L'idée est d'utiliser des changements rapides et continus pour faire perdre à l'adversaire sa concentration et ensuite le battre sur son point faible. Ne pas opposer directement sa propre force à la celle de l'adversaire. Il faut toujours changer quand sa force rencontre celle de l'adversaire. Tous les techniques du Bagua doivent répondre à cet objectif. Cela doit suivre le principe de base à savoir la mutation du Bagua. La fondation technique de Bian Jin est Zou (marcher), Chuan (piquer), Ning (vriller) et Fan (tourner) (note : dans l'ouvrage de Won Tu Ken sur le Bagua Zhang c'est traduit par "rotation de bas vers le haut afin de se dégager" ou d'autres termes une suppination du bras). Sans ces qualités, on ne fait pas vraiment du Bagua. Dans les applications, on fait beaucoup de changements visibles. Ces changements doivent être continus et sans à-coup. Ne laissez pas l'adversaire sentir le changement tant que celui-ci n’arrive pas vraiment. Les changements physiques doivent suivre les changements internes.

En Xingyiquan, l’objectif de haut niveau en combat est le Dong Zhi (mouvement rectiligne) ou le Zhi Jin (force rectiligne), qui est la caractéristique la plus typique des techniques de combat du Xingyi. Cela signifie que lorsque la prise de contact avec un adversaire est faite, on utilise une force rectiligne pour traverser celle de l'adversaire et on augmente soudainement sa propre force. Cela signifie qu’on attaque l'adversaire sur son point faible (avec le bon positionnement, la bonne synchronisation, et la bonne direction), ou qu’on utilise une grande et forte puissance pour attaquer directement son point faible. On doit laisser l'adversaire avoir un sentiment d’une force si puissante qu'il est incapable de se défendre contre elle. Il ne faut jamais utiliser sa force pour s'opposer directement à celle de l'adversaire.

Parfois, le mouvement peut paraitre de telle sorte qu’il semble s'opposer directement à la force de l'adversaire, mais en fait en interne on doit faire une simple modification pour couper la force de l'adversaire. Avec ce changement, on est beaucoup plus fort que l'adversaire avec ce vecteur force particulier. La description de Zhi Jin est "le Heng (côte à côte) défend le Shun (droit) et le Shun défend le Heng." Toutes les techniques du Xingyi doivent répondre à cet objectif et doivent suivre les principes de création et de destruction des 5 éléments. La base technique de Zhi Jin est Ci (tamponner), Pu (ressort), Guo (enrouler), Shu (serrer ou lier), Jie (décisif). Sans ces qualités, on ne fait pas vraiment du Xingyi. Dans les applications, les points de coupure des mouvements physiques peuvent être visibles mais les changements doivent être sans à-coup. Aussi, les changements des mouvements physiques sont généralement différents des changements internes. On dit que "cela ressemble à du diagonale, mais c’est rectiligne à l’intérieur et cela ressemble à du rectiligne mais c’est du diagonale."

 

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Published by haze - dans Nei jia quan
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