Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : L'oeil d'haze
  • : Bienvenue dans ma sphere sur les arts martiaux. c'est totalement subjectif et c'est sans aucun prétention
  • Contact

Recherche

27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 23:00

Après avoir aborder la vitesse, j’ai hésité entre aborder la force ou la coordination. J’ai préféré prendre la seconde option car dans les arts martiaux c’est la coordination qui est tout d’abord mis à contribution ne serait ce que pour l’apprentissage moteur.

En fait, il faut voir que le summum de la coordination est ce qu’on appelle l’adresse. La définition que Weineck donne est la suivante :

La capacité de coordination – synonyme : adresse – est déterminée avant tout par les processus de contrôle et de régulation du mouvement. Elle permet au sportif de maîtriser des actions dans des situations prévisibles (stéréotype) ou imprévisibles (adaptation), de les exécuter de façon économique et d’apprendre assez rapidement les mouvements sportifs

Ce que je souligne c'est l’aspect maîtrise du mouvement qui se traduisent par des actions dans un environnement sans ou avec des perturbations.

Il y a deux catégories d’adresse : une adresse générale qui est issu d’un apprentissage moteur polyvalent et une adresse spécifique qui est propre à la discipline sportive.

L’intérêt de l’adresse est :
- qu’elle est la base des facultés d’apprentissage. Plus on est adroit plus il est facile d’apprendre de nouveaux gestes ou de faire des mouvements difficiles
- qu’elle optimise l’énergie déployée pour faire un mouvement
- qu’elle permet l’amélioration de la performance dans les années ultérieures
- qu’elle permet d’assimiler plus facilement des gestes de disciplines connexes

De manière générale la coordination se développe très vite à partir de 7 ans jusqu’à la puberté. Car c’est là où le système nerveux se développe le plus vite. Il est donc important de travailler la coordination à cette période. De cette période va dépendre le niveau d’adresse qu’on peut atteindre ultérieurement.



L’adresse a pour donnée d’entrée :
    - les facteurs physiques de la performance
    - le répertoire gestuel
    - des capacités d’analyse

Elle se mesure par :
    - une maîtrise des actions motrices
    - une capacité accrue d’apprentissage moteur

La coordination a plusieurs composantes qui sont :
    - capacité de coordonner différentes parties du corps
    - capacité d’analyse que je traduirais par une capacité d’avoir une grande précision pour chaque partie du corps. Je comprend que c’est un terme lié à la motricité fine. En Tai chi, cela serait la sensibilité
    - capacité d’équilibre. Tenir une position d’équilibre est une chose à faire travailler très tôt chez les enfants (âge préscolaire et le premier âge scolaire)
    - capacité d’orientation où la capacité à se positionner par rapport à l’environnement (espace, ring, ballon,..) et de se mouvoir en fonction de l’environnement. Il y a donc une composante 3D (espace) et temporel (bouger au bon moment)
   - rythmicité ou la capacité à garder un rythme
   - capacité de réaction ou la capacité d’avoir des gestes coordonnés face à un stimuli
   - capacité de réadaptation ou réajustement. Il s’agit ici de la capacité à modifier son geste en cours d’exécution pour l’adapter à une nouvelle situation. L’adaptation à l’adversaire demande donc beaucoup de réajustement (mais cela est du bon sens paysan). Cette capacité est très lié aux capacité de réaction et d’anticipation

En prenant du recul on peut, à partir des composantes de la coordination, distinguer 3 capacités de base :
   - la capacité de contrôle moteur qui est basé sur la capacité de discrimination de l’appareil kinesthésique (c’est un bien vilain mot. Moi je comprends dernière ce terme la capacité de motricité fine ou savoir faire des gestes précis), sur l’orientation spatiale et sur l’équilibre
   - la capacité d’apprentissage moteur qui se repose avant tout sur la capacité de réception de l’information, de son traitement et de son stockage.
   - la capacité d’adaptation motrice qui dépend des deux capacités de base ci-dessus (contrôle et apprentissage). Mais elle dépend du bagage technique (nombre de variation de geste qu’on a assimilé) qu’on a dans. Elle dépend aussi au fait de savoir si le geste adapté répond bien à la nouvelle situation.



La coordination n’est pas indépendante des autres facteurs physique comme la force, la vitesse, l’endurance (la fatigue diminue la coordination) et les combinaisons de ces facteurs. En d’autres terme elle n’existe pas sans eux. Mais c’est aussi vrai à l’inverse : pas de force sans coordination (il faut un minimum de force), pas de vitesse sans coordination…

Partager cet article

Repost 0
Published by haze - dans entrainement
commenter cet article

commentaires