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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 23:22

Je continue aujourd’hui sur ce que j’ai retenu de la coordination en lisant le manuel d’entrainement de Weineck. J'ai pu faire des contresens.

 

Pour bien comprendre comment entraîner la coordination il est nécessaire de bien comprendre le processus de réalisation d’un acte moteur. Le processus dans sa plus grande globalité se décompose en plusieurs étapes :

-         une étape recepteur, c'est-à-dire la réception et le traitement des informations envoyées par les récepteurs (la vue, le toucher, l’ouïe…). Avoir de bons capteurs est fondamental pour la capacité d’analyse du sportif.

-         Une étape cérébrale pour l’anticipation et la programmation l’acte moteur. La programmation se bas sur des gestes déjà mémorisés. Cela dépend donc du répertoire moteur passif. (je pense que vulgairement on dit baguage technique)

-         Une étape où le mouvement s’exécute grâce à l’innervation des muscles

-         Une étape où l’on compare le geste qu’on est entrain d’effectuer avec le geste en mémoire

-         Eventuellement une adaptation du mouvement par le système nerveux central pour réajuster le mouvement

 

Il faut comprendre que le processus dans sa globalité est un système fermé ou en boucle dans le sens où on prend des informations de l’environnement, on agit en conséquence, les informations de l’environnement changent et on adapte nos mouvements en conséquence et ainsi de suite. Il y a une sorte de régulation. Cela me fait penser à de l’automatisme avec ses boucles d’asservissement.

 

Selon le type de besoin les réponses motrices se font de différentes façons. Bref les boucles d’asservissement sont plus ou moins grandes. Ainsi:
-         les réflexes ne font appel qu’à la prise des informations et qu’à l’emploi du système neuromusculaire qui génère le mouvement. Il n’y a pas de contribution cérébrale d’analyse. Cela ne fait appel qu’à de la mémoire à court terme.
-         Les mouvements assimilés font appel un processus différent. On analyse d’abord la situation (prise d’information, quantification, classification). Une fois la situation gaugée on choisit parmi le répertoire des gestes connus le mouvement le plus adéquat à la situation. Ensuite une adaptation du geste retenu dans le temps et l’espace est faite
-         L’apprentissage d’un nouveau mouvement ou une réponse dans une situation inconnue demande l’activation du processus entier. Il reprend toutes les étapes pour les mouvements assimilés en rajoutant une étape de mécanisme de programmation où on cherche une stratégie de solution en se basant sur les expériences extérieures. On cherche ensuite à définir une réponse qui parait la plus optimale

Pour comprendre plus facilement (j'ai mis mes mots. Il se put qu j'ai mal compris les propose de Weineck)


 

L’habileté est donc assujettie aux analyseurs qui restituent les informations. Sans de bonnes données d’entrée la réponse n'est pas adaptée. Ces analyseurs sont de différents types selon la discipline sportive :

-         analyseur kinesthésique qui permet de fournir la position de chaque partie de notre corps dans l’espace.

 


-         Analyseur tactile (le toucher) qui donne des informations sur les objets que l’on touche

 


-         Analyseur statico-dynamique ou en bon français le sens de l’équilibre dont le récepteur est situé dans l’oreille interne. Il fournit des informations sur la position et le déplacement de la tête

-         Analyseur optique (la vue) qui sert comme une commande visuelle de l’exécution du mouvement

 


-         Analyseur auditif (l’ouie). Il joue la plupart du temps un rôle secondaire durant le mouvement

 

Le répertoire moteur est aussi très important car plus il est riche plus il y a des mouvements automatisés (le système nerveux est moins sollicité). Ainsi pour des gestes complexe comme pour le swing d’un golfeur, moins on se consacre aux éléments basiques du mouvement (car ils sont assimilés) plus on peut se consacrer au mouvement dans sa globalité. En fait, de ce constat on verra plus tard qu’il peut en découler deux types d’apprentissage moteur, une globale qui travaille sur le geste dans sa globalité et une analytique qui segmente le mouvement.

 

A partir de cette analyse du processus de l’habileté on peut commencer à imaginer des exercices pour travailler cet aspect.

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Published by haze - dans entrainement
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