le dur à son paroxisme
C'est un article paru dans un journal vietnamien en 2004 sur un maître de hung gar. Par contre c'est d'une autre branche que celle de Wong Fei Hung.
La traduction a été faite par Long Nu que je remercie
Il est devenu célèbre par sa maîtrise de techniques martiales uniques et stupéfiantes : faire passer sur son corps un camion de 12 tonnes, utiliser ses mains pour enfoncer ou arracher des clous d’acier, etc. Il a effectué des démonstrations dans plusieurs pays à travers le monde, où il a été chaleureusement applaudi et accueilli. Certains lui ont donné le surnom d’« Ummo », l’extra terrestre, en raison de ses capacités surhumaines. Agé aujourd’hui de 81 ans, il est également un inventeur d’appareillages destinés à l’entraînement et à la pratique des arts martiaux.
Le Maître Hà Châu naquit en 1924 à Soc Trang, dans une famille de longue tradition martiale. A l’âge de cinq ans, il reçut l’enseignement de son père et se révéla doté de grandes aptitudes pour les arts martiaux. A neuf ans, il partit pour Huong Cang étudier auprès du Maître Trinh Luân, qui était alors le chef de file de l’école Thiêu Lâm Hông Gia.
Un Kung Fu exceptionnel
A son retour, il créa en compagnie de Maître Ming Canh (champion de boxe anglaise en Asie du Sud Est durant la décennie 1950) une compagnie itinérante qui sillonna le pays du Sud au Centre. Pendant que Maître Minh Canh sur un ring effectuait des combats de boxe, il faisait de son côté des démonstrations de techniques martiales en acceptant d’affronter des taureaux sélectionnés parmi les plus puissants. Lors de la foire de Thi Nghe à la fin de l’année 1957, il fit la démonstration d’une technique rare et unique : « Không chê song xa » (Maîtriser deux chars). Chacune de ses mains tenait une chaîne en métal, lesquelles étaient reliées à leur autre extrémité à un bus. Les deux véhicules démarraient ensuite simultanément pour s’élancer chacun dans une direction opposée, et les deux chaînes en forte tension menaçaient alors d’écarteler son corps, … mais plusieurs minutes s’écoulèrent sans que rien ne se passa, les roues des deux bus patinaient à vide sur le sol sans pouvoir avancer d’un millimètre.
En 1958, au bord du lac Xuân Huong à Da Lat, il s’allongea sur le sol et laissa dix bus passer l’un après l’autre sur son corps, chacun des bus transportant 50 passagers. Le lendemain de cette démonstration, il releva le défi lancé par un maître d’arts martiaux cambodgien. Ce dernier était célèbre et avait reçu le surnom de « Thiêt Cuoc » (Pied d’Acier), pour avoir à maintes reprises rompu d’un seul coup de pied le cou de buffles ou de taureaux… Durant le combat, « Pied d’Acier » eut la jambe fracturée en se confrontant au « Thiêt Sa Chuong » (Paume d’Acier). En 1961, dans le stade de Trà Vinh, il fit une démonstration d’énergie interne en faisant rouler un véhicule poids lourd de 12 tonnes sur son corps. Alors que le camion était en milieu de course juste au dessus de lui, le chauffeur perdit son sang-froid et fit caler le moteur. Il fallut plus de cinq minutes pour redémarrer le véhicule et l’amener à passer de l’autre côté. « Vingt secondes de plus et je n’avais plus de souffle, mon corps aurait alors été aplati comme une feuille de papier », se souvient Maître Hà Châu. Depuis ce jour et jusqu’en 1975, il demanda à plusieurs reprises l’autorisation de réitérer cette démonstration, mais les autorités de l’époque n’ont jamais osé l’accorder.
Le surnom « Ummo »
Après 1975, il fut parmi les fondateurs de l’Association des Arts Martiaux de Hô Chi Minh Ville (Hôi Vo Thuât TP. HCM) et reçut de multiples médailles décernées par l’Etat. Au cours des années 1989 et 1992, il fut invité en Russie et en Italie pour des démonstrations. Le public dans ces deux pays lui décerna le surnom de « Ummo ». Ce terme désigne un être venu d’une autre planète, possédant des capacités extraordinaires avec lesquelles aucun habitant de la Terre ne pourrait rivaliser. Dans l’ouvrage « Des gens dotés de pouvoirs hors normes » (imprimé aux éditions Dorling Kindersley à Londres, puis ré imprimé fin 1992 en Californie), Maître Hà Châu fut classé parmi les trois plus grands personnages mondiaux pour sa maîtrise des extraordinaires techniques décrites plus haut. Les deux autres personnages furent un maître yogi indien, qui accepta d’être enterré vivant sous du sable pour en ressortir un mois plus tard en pleine forme, et Maître Hoken Soken membre de l’école de la Grue Blanche sur l’île japonaise d’Okiwana, qui fit une démonstration de techniques martiales debout sur une fine planche de bois flottant sur l’eau.
Un homme doué
A l’âge de 81 ans, Maître Hà Châu continue de s’entraîner et de travailler sans relâche du matin au soir. De temps à autre, il part enseigner à quelques élèves faisant partie de ses proches, ou à d’autres maîtres d’arts martiaux… C’est un homme doué de multiples talents, et il donna preuve dans différents concours sur des domaines aussi variés que la peinture ou la poésie. Il est également un calligraphe au trait ferme et puissant d’un niveau rare. Il pratique cette discipline depuis l’époque où il étudia les arts martiaux à Hong Kong. Il n’ouvrit jamais d’école car il considérait qu’en matière d’enseignement des arts martiaux, il convenait de choisir avec justesse des personnes vertueuses pour élèves. Or, ouvrir une école supposait d’accepter tous les étudiants quelque soit leur qualité, sans la possibilité de choisir.
« - Vous est-il déjà arrivé de regretter certains de vos actes, avec leurs conséquences ?
- Oui, une fois à Cà Mau, quant sur l’estrade j’ai tué net un buffle en lui brisant le cou. J’ai regretté ce geste, car j’eus l’impression d’avoir ainsi « volé » le bien le plus précieux d’un paysan. Dès lors, je décidai de ne plus jamais faire de démonstration sur cette technique. Lors du combat « forcé » à Da Lat, j’ai utilisé la « Paume de Fer » pour contre- attaquer et j’ai brisé la jambe du combattant cambodgien. Au fond de moi, je me suis juré qu’une telle histoire ne se reproduira plus, et que plus jamais je ne prouverai quoi que ce soit sur un ring. »
Inventeur à 80 ans !
Ayant été autrefois technicien pour la société de filature et tissage Hông Gâm, il a mené des travaux durant les dix dernières années pour finalement concevoir et fabriquer une machine d’entraînement pour la pratique du « Thiên Cân Ta » (soulever mille tonnes) avec des moyens certes simples mais efficaces. Le pratiquant est allongé sur le dos, entre deux lourdes plaques d’acier circulant sur deux rails ; ces deux plaques s’élèvent puis descendent à un rythme contrôlé par une pédale située sous les pieds du pratiquant.
Plus l’appui exercé sur la pédale est fort, plus la plaque de métal située dessus le corps par effet de pression pèsera lourdement sur le pratiquant (voir photo). Ce système de pression peut générer un poids allant de quelques centaines de kg jusqu’à 15 tonnes, et disparaît complètement dès que les deux pieds quittent la pédale. Cette machine conçue sur une logique mécanique est très simple d’utilisation, et permet de s’entraîner seul sans aucun risque. Maître Hà Châu raconte : « Autrefois lorsque je m’entraînais au « Thiên Cân Ta », mon maître me demandait de m’allonger sur le dos, et prenait une planche épaisse de huit cm, large de soixante cm et longue douze mètres, et l’enroulant de plusieurs chaînes de métal, me la posait sur le corps. J’utilisais ensuite l’énergie interne pour résister. Lorsque je réussis à tenir trois minutes d’affilée plusieurs semaines de suite, mon maître posa alors en sus des morceaux de fer et des blocs de pierre pour augmenter le poids total. Il fallut plus dix années de pratique pour que ma capacité de résistance puisse dépasser les 15 tonnes. » Entre le moment où il fabriqua cette machine et maintenant, quelques-uns de ses disciples ont démarré la pratique du « Thiên Cân Ta ». Plusieurs personnes peuvent d’ores et déjà supporter un poids allant jusqu’à cinq voire six tonnes. L’heureux Maître Hà Châu déclare : « Quelques années encore et certains me dépasseront, et ces performances-là seront inscrites au livre Guinness ! ».
ENCART page 2
Maître Hà Châu est célèbre pour plusieurs techniques martiales extraordinaires telles que « Thiêt Sa Chuong » (Paume d’Acier) : utiliser la paume de la main pour écraser des noix de coco sèches, ou pour planter des clous de 20 cm dans une planche de 3cm d’épaisseur et les arracher ensuite avec deux doigts ; « Thiêt Trao công » (Doigts d’Acier) : enrouler à mains nues des barres de fer autour de son cou et les tordre en forme de U, déchirer un paquet de 52 cartes d’un seul geste, utiliser deux doigts pour écraser un fruit de bétel, etc.
Avec la technique « Thiêt Dâu công » (Tête d’Acier), il se sert de la tête pour briser un mur de brique ; ou encore, posant sa tête sur une pile de brique, il fait placer sur son front ou sur son plexus une dalle de pierre pesant plus de 40 kg, qui est ensuite brisée à l’aide d’une masse ; la pile de briques placée derrière sa tête vole alors également en éclats.
Avec le « Thiêt Kiêu công », il s’allonge sur le dos et fait placer une chaise sur son épaule, une autre sur sa cuisse, ainsi qu’une planche de six mètres de longueur sur son ventre. Plus de vingt personnes debout y prennent ensuite place (soit un poids équivalant à près de 1,5 tonnes).
Avec le « Khinh công », il s’allonge sur deux marmites de terre cuite, fait placer sur sa poitrine trois dalles de pierre d’environ 150 kg qui sont ensuite brisées en éclat par un assistant avec une masse d’armes, tandis que lui-même et les deux marmites de terre restent toujours intacts.
ENCART page 1
Parmi ses élèves étudiant la discipline du « Thiên Cân Ta » (poids de mille kg ?) figure Maître Philippe Gaudin, un français actuellement en poste au comité de direction de la société de sécurité "Long Hai". Avant d’arriver au Vietnam, Philippe Gaudin s’est consacré à la recherche de grands maîtres mondialement réputés pour étudier auprès d’eux les arts martiaux, parmi lesquels figurent les moines du temple Shaolin en Chine. Sachant qu’il allait quitter la Chine pour le Vietnam, un de ses professeurs lui conseilla alors de rechercher à tout prix le Maître Hà Châu. Philippe Gaudin a précisé qu’il n’avait jamais vu des appareils d’entraînement tels que ceux créés par le Maître Hà Châu pour le « Thiên Cân Ta ».
La traduction a été faite par Long Nu que je remercie
Maître Hà Châu : « Ummo», ou l’extra-terrestre
Il est devenu célèbre par sa maîtrise de techniques martiales uniques et stupéfiantes : faire passer sur son corps un camion de 12 tonnes, utiliser ses mains pour enfoncer ou arracher des clous d’acier, etc. Il a effectué des démonstrations dans plusieurs pays à travers le monde, où il a été chaleureusement applaudi et accueilli. Certains lui ont donné le surnom d’« Ummo », l’extra terrestre, en raison de ses capacités surhumaines. Agé aujourd’hui de 81 ans, il est également un inventeur d’appareillages destinés à l’entraînement et à la pratique des arts martiaux.Le Maître Hà Châu naquit en 1924 à Soc Trang, dans une famille de longue tradition martiale. A l’âge de cinq ans, il reçut l’enseignement de son père et se révéla doté de grandes aptitudes pour les arts martiaux. A neuf ans, il partit pour Huong Cang étudier auprès du Maître Trinh Luân, qui était alors le chef de file de l’école Thiêu Lâm Hông Gia.
Un Kung Fu exceptionnel
A son retour, il créa en compagnie de Maître Ming Canh (champion de boxe anglaise en Asie du Sud Est durant la décennie 1950) une compagnie itinérante qui sillonna le pays du Sud au Centre. Pendant que Maître Minh Canh sur un ring effectuait des combats de boxe, il faisait de son côté des démonstrations de techniques martiales en acceptant d’affronter des taureaux sélectionnés parmi les plus puissants. Lors de la foire de Thi Nghe à la fin de l’année 1957, il fit la démonstration d’une technique rare et unique : « Không chê song xa » (Maîtriser deux chars). Chacune de ses mains tenait une chaîne en métal, lesquelles étaient reliées à leur autre extrémité à un bus. Les deux véhicules démarraient ensuite simultanément pour s’élancer chacun dans une direction opposée, et les deux chaînes en forte tension menaçaient alors d’écarteler son corps, … mais plusieurs minutes s’écoulèrent sans que rien ne se passa, les roues des deux bus patinaient à vide sur le sol sans pouvoir avancer d’un millimètre.
En 1958, au bord du lac Xuân Huong à Da Lat, il s’allongea sur le sol et laissa dix bus passer l’un après l’autre sur son corps, chacun des bus transportant 50 passagers. Le lendemain de cette démonstration, il releva le défi lancé par un maître d’arts martiaux cambodgien. Ce dernier était célèbre et avait reçu le surnom de « Thiêt Cuoc » (Pied d’Acier), pour avoir à maintes reprises rompu d’un seul coup de pied le cou de buffles ou de taureaux… Durant le combat, « Pied d’Acier » eut la jambe fracturée en se confrontant au « Thiêt Sa Chuong » (Paume d’Acier). En 1961, dans le stade de Trà Vinh, il fit une démonstration d’énergie interne en faisant rouler un véhicule poids lourd de 12 tonnes sur son corps. Alors que le camion était en milieu de course juste au dessus de lui, le chauffeur perdit son sang-froid et fit caler le moteur. Il fallut plus de cinq minutes pour redémarrer le véhicule et l’amener à passer de l’autre côté. « Vingt secondes de plus et je n’avais plus de souffle, mon corps aurait alors été aplati comme une feuille de papier », se souvient Maître Hà Châu. Depuis ce jour et jusqu’en 1975, il demanda à plusieurs reprises l’autorisation de réitérer cette démonstration, mais les autorités de l’époque n’ont jamais osé l’accorder.
Le surnom « Ummo »
Après 1975, il fut parmi les fondateurs de l’Association des Arts Martiaux de Hô Chi Minh Ville (Hôi Vo Thuât TP. HCM) et reçut de multiples médailles décernées par l’Etat. Au cours des années 1989 et 1992, il fut invité en Russie et en Italie pour des démonstrations. Le public dans ces deux pays lui décerna le surnom de « Ummo ». Ce terme désigne un être venu d’une autre planète, possédant des capacités extraordinaires avec lesquelles aucun habitant de la Terre ne pourrait rivaliser. Dans l’ouvrage « Des gens dotés de pouvoirs hors normes » (imprimé aux éditions Dorling Kindersley à Londres, puis ré imprimé fin 1992 en Californie), Maître Hà Châu fut classé parmi les trois plus grands personnages mondiaux pour sa maîtrise des extraordinaires techniques décrites plus haut. Les deux autres personnages furent un maître yogi indien, qui accepta d’être enterré vivant sous du sable pour en ressortir un mois plus tard en pleine forme, et Maître Hoken Soken membre de l’école de la Grue Blanche sur l’île japonaise d’Okiwana, qui fit une démonstration de techniques martiales debout sur une fine planche de bois flottant sur l’eau.Un homme doué
A l’âge de 81 ans, Maître Hà Châu continue de s’entraîner et de travailler sans relâche du matin au soir. De temps à autre, il part enseigner à quelques élèves faisant partie de ses proches, ou à d’autres maîtres d’arts martiaux… C’est un homme doué de multiples talents, et il donna preuve dans différents concours sur des domaines aussi variés que la peinture ou la poésie. Il est également un calligraphe au trait ferme et puissant d’un niveau rare. Il pratique cette discipline depuis l’époque où il étudia les arts martiaux à Hong Kong. Il n’ouvrit jamais d’école car il considérait qu’en matière d’enseignement des arts martiaux, il convenait de choisir avec justesse des personnes vertueuses pour élèves. Or, ouvrir une école supposait d’accepter tous les étudiants quelque soit leur qualité, sans la possibilité de choisir.
« - Vous est-il déjà arrivé de regretter certains de vos actes, avec leurs conséquences ?
- Oui, une fois à Cà Mau, quant sur l’estrade j’ai tué net un buffle en lui brisant le cou. J’ai regretté ce geste, car j’eus l’impression d’avoir ainsi « volé » le bien le plus précieux d’un paysan. Dès lors, je décidai de ne plus jamais faire de démonstration sur cette technique. Lors du combat « forcé » à Da Lat, j’ai utilisé la « Paume de Fer » pour contre- attaquer et j’ai brisé la jambe du combattant cambodgien. Au fond de moi, je me suis juré qu’une telle histoire ne se reproduira plus, et que plus jamais je ne prouverai quoi que ce soit sur un ring. »
Inventeur à 80 ans !
Ayant été autrefois technicien pour la société de filature et tissage Hông Gâm, il a mené des travaux durant les dix dernières années pour finalement concevoir et fabriquer une machine d’entraînement pour la pratique du « Thiên Cân Ta » (soulever mille tonnes) avec des moyens certes simples mais efficaces. Le pratiquant est allongé sur le dos, entre deux lourdes plaques d’acier circulant sur deux rails ; ces deux plaques s’élèvent puis descendent à un rythme contrôlé par une pédale située sous les pieds du pratiquant.Plus l’appui exercé sur la pédale est fort, plus la plaque de métal située dessus le corps par effet de pression pèsera lourdement sur le pratiquant (voir photo). Ce système de pression peut générer un poids allant de quelques centaines de kg jusqu’à 15 tonnes, et disparaît complètement dès que les deux pieds quittent la pédale. Cette machine conçue sur une logique mécanique est très simple d’utilisation, et permet de s’entraîner seul sans aucun risque. Maître Hà Châu raconte : « Autrefois lorsque je m’entraînais au « Thiên Cân Ta », mon maître me demandait de m’allonger sur le dos, et prenait une planche épaisse de huit cm, large de soixante cm et longue douze mètres, et l’enroulant de plusieurs chaînes de métal, me la posait sur le corps. J’utilisais ensuite l’énergie interne pour résister. Lorsque je réussis à tenir trois minutes d’affilée plusieurs semaines de suite, mon maître posa alors en sus des morceaux de fer et des blocs de pierre pour augmenter le poids total. Il fallut plus dix années de pratique pour que ma capacité de résistance puisse dépasser les 15 tonnes. » Entre le moment où il fabriqua cette machine et maintenant, quelques-uns de ses disciples ont démarré la pratique du « Thiên Cân Ta ». Plusieurs personnes peuvent d’ores et déjà supporter un poids allant jusqu’à cinq voire six tonnes. L’heureux Maître Hà Châu déclare : « Quelques années encore et certains me dépasseront, et ces performances-là seront inscrites au livre Guinness ! ».
ENCART page 2
Maître Hà Châu est célèbre pour plusieurs techniques martiales extraordinaires telles que « Thiêt Sa Chuong » (Paume d’Acier) : utiliser la paume de la main pour écraser des noix de coco sèches, ou pour planter des clous de 20 cm dans une planche de 3cm d’épaisseur et les arracher ensuite avec deux doigts ; « Thiêt Trao công » (Doigts d’Acier) : enrouler à mains nues des barres de fer autour de son cou et les tordre en forme de U, déchirer un paquet de 52 cartes d’un seul geste, utiliser deux doigts pour écraser un fruit de bétel, etc.
Avec la technique « Thiêt Dâu công » (Tête d’Acier), il se sert de la tête pour briser un mur de brique ; ou encore, posant sa tête sur une pile de brique, il fait placer sur son front ou sur son plexus une dalle de pierre pesant plus de 40 kg, qui est ensuite brisée à l’aide d’une masse ; la pile de briques placée derrière sa tête vole alors également en éclats.
Avec le « Thiêt Kiêu công », il s’allonge sur le dos et fait placer une chaise sur son épaule, une autre sur sa cuisse, ainsi qu’une planche de six mètres de longueur sur son ventre. Plus de vingt personnes debout y prennent ensuite place (soit un poids équivalant à près de 1,5 tonnes).
Avec le « Khinh công », il s’allonge sur deux marmites de terre cuite, fait placer sur sa poitrine trois dalles de pierre d’environ 150 kg qui sont ensuite brisées en éclat par un assistant avec une masse d’armes, tandis que lui-même et les deux marmites de terre restent toujours intacts.
ENCART page 1
Parmi ses élèves étudiant la discipline du « Thiên Cân Ta » (poids de mille kg ?) figure Maître Philippe Gaudin, un français actuellement en poste au comité de direction de la société de sécurité "Long Hai". Avant d’arriver au Vietnam, Philippe Gaudin s’est consacré à la recherche de grands maîtres mondialement réputés pour étudier auprès d’eux les arts martiaux, parmi lesquels figurent les moines du temple Shaolin en Chine. Sachant qu’il allait quitter la Chine pour le Vietnam, un de ses professeurs lui conseilla alors de rechercher à tout prix le Maître Hà Châu. Philippe Gaudin a précisé qu’il n’avait jamais vu des appareils d’entraînement tels que ceux créés par le Maître Hà Châu pour le « Thiên Cân Ta ».
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